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Le 14 avril 1834, Thiers déjà...

Le 14 avril 1834, Thiers déjà... Débarrassons nos rues du nom de cet assassin !


A l'exemple de Lyon, où les canuts défendent leurs droits et leurs salaires, la colère gronde dans de nombreuses villes de France. Les barricades se dressent à Paris.
Rue Transnonain, un officier est tué. Les soldats investissent le numéro 12, et massacrent indifféremment douze hommes et femmes, en blessant bien d'autres, y compris des enfants.
Bientôt, la répression s'abat partout sur l'insurrection, sous le commandement du général Bugaud.


Thiers veille, au nom du roi, comme trente sept ans plus tard, au nom de la Troisième République. Pour l'ordre, en somme.




Les victimes :


Loisillon Louis -20 ans-Chapelier


Daubigny Alex -36 ans-Peintre-vitrier


Guitard Adolphe -28ans- Employé


Robiquet Alphonse -29 ans- Monteur en bronze


Hû -46ans- Marchand de meubles


Lepère -30 ans-Doreur sur papier


Besson Annette -49 ans-Fabricante de papier peint


Breffort Louis -22 ans- Artiste peintre


Breffort Charles -58 ans-Fabricant de papier peint


De larivière Henri - 23ans- Clerc d’avoué


Bouton -52 ans- Peintre en batiment


Thierry Felix -20 ans-Bijoutier




" on rependait dans la ville qu’il n’y avait point eu de victimes; qu’il ne s’était rencontré que de lâches assassins, tués les armes à la main. Le bon sens public répondait que, parmi les malheureux qui avaient cessé de vivre, il en était qui, par leur âge, par leur sexe, avait dû être frappés suppliants, inoffensifs. "
Ledru-Rollin, trois mois après le drame.




(Le numéro 12 de la rue Transnonain, avant les remaniements haussmanniens)

Tag(s) : #Luttes, #Répression

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